Civils tués dans des frappes au lac Tchad : N’Djamena dément les accusations de l’ONU

Des soldats tchadiens patrouillent en bateau sur le lac Tchad depuis une base militaire située dans la province du Lac, le 6 mai 2026.

Publié le 15 mai 2026 Lecture : 2 minutes.

« Ces accusations visent à discréditer l’armée tchadienne et peuvent porter atteinte à sa dignité. Les forces armées tchadiennes demeurent professionnelles et engagées en avant-garde dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et dans le bassin du lac Tchad », a déclaré Gassim Chérif Mahamat, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, devant la presse nationale jeudi.

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Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a réclamé mercredi des enquêtes « indépendantes » après des bombardements attribués aux armées nigériane et tchadienne qui auraient fait des dizaines de morts dans le nord-est du Nigeria. « Il est crucial que les autorités nigérianes et tchadiennes mènent des enquêtes rapides, approfondies, indépendantes et impartiales sur ces incidents troublants », a déclaré Volker Türk dans un communiqué.

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L’armée nigériane a de son côté affirmé avoir visé une « structure terroriste confirmée, occupée exclusivement par des acteurs armés non étatiques qui représentaient une menace directe pour la vie des civils ».

Les autorités affirment être « dans une logique de transparence »

Le porte-parole du gouvernement tchadien, Gassim Chérif Mahamat a réaffirmé que les autorités tchadiennes étaient disposées à ouvrir des enquêtes tout en accusant Boko Haram de mettre à mal la cohabitation entre les populations et de terroriser quotidiennement les populations dans des zones déjà vulnérables. « Dans une logique de transparence, l’État tchadien est prêt à mener des investigations. Nous avons une justice indépendante et des institutions capables de conduire des enquêtes en toute transparence » a-t-il détaillé.

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Volker Türk avait  exhorté les forces armées des deux pays à  « prendre toutes les précautions possibles pour éviter de frapper les civils », rappelant que les opérations militaires doivent être conduites dans le respect du droit international humanitaire et des droits humains. « Les civils et leurs biens ne doivent jamais être la cible d’attaques », a-t-il insisté.

Cette vaste étendue d’eau et de marécages située entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, s’est transformée depuis 2009 en bastion jihadiste, abritant à la fois des combattants de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

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(Avec AFP)

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